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Culture & Art

Découvrir Lisbonne sur les traces de José Saramago

il y a 1 an - Julie D.

Pour les amateurs de romans, il existe peu de plaisirs plus prenants que de découvrir un lieu bien réel sur les pas d'un écrivain de renom. Heureusement pour les lecteurs invétérés, Lisbonne est non seulement une ville de culture et d'histoire, mais aussi la ville de cœur de plusieurs grands écrivains. Si vous connaissez déjà les romans de José Saramago, Prix Nobel de Littérature, vous les retrouverez avec plaisir, comme de vieux amis. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de découvrir sa prose finement ironique, un séjour à Lisbonne est le moment idéal ! Préparez votre prochain séjour à Lisbonne en vous plongeant avec délices dans l'univers profondément humain des romans de José Saramago. À Lisbonne, vous pourrez visiter la Fondation José Saramago, ou suivre l'itinéraire touristique Memorial do Convento qui vous mènera jusqu'au Palais National de Mafra, sur les traces de Balthasar et Blimunda, héros du roman Le Dieu manchot. Lisbonne vue avec le cœur : José Saramago, qui êtes-vous ? José Saramago est né en 1922 dans un petit village au nord de Lisbonne, à Azinhaga, dans une famille de paysans pauvres. Sa famille déménage à Lisbonne deux ans après sa naissance. Il passera presque toute sa vie à Lisbonne, jusqu'à son exil à Lanzarote en 1992, après une controverse qui l'opposa au gouvernement portugais de l'époque. Pur lisboète, Saramago aimait cette ville dont il connaissait les moindres recoins et les rythmes intimes. Mais il est toujours resté attaché à Azinhaga, le village de son enfance, le village de ses grands-parents. Dans son discours prononcé pour l'obtention du Prix Nobel de littérature en 1998, il raconte comment ses grands-parents lui donnèrent le goût de l'imagination, l'amour de la nature, et une curiosité inépuisable pour le folklore portugais. Dans l'un de ses tout derniers livres, Le Cahier, qui regroupe de nombreux textes que l'écrivain publia d'abord sur son blog, il écrit une véritable lettre d'amour à Lisbonne : « Moi, ça m’intéresserait beaucoup, pas seulement de savoir, mais aussi de voir, dans le vrai sens du terme, comment Lisbonne a changé depuis ces jours-là. Si le cinéma avait existé alors, si les anciens chroniqueurs avaient été caméramans, si les mille et un changements que Lisbonne a connus tout au long des siècles avaient été consignés, alors on aurait pu voir cette Lisbonne de huit siècles grandir et se mouvoir comme un être vivant, comme ces fleurs que nous montre la télévision, qui s’ouvrent en quelques secondes, depuis le bouton encore fermé jusqu’à la splendeur finale des formes et des couleurs. Je crois que j’aurais aimé cette Lisbonne plus que tout. » (Le Cahier, éditions du Cherche-Midi, traduction Marie Hautbergue) Enfant, il connaît la pauvreté : sa mère amenait chaque printemps les couvertures de la famille au mont-de-piété, afin de récupérer un peu d'argent, et en espérant pouvoir les racheter au début de l'hiver... À cause de ces difficultés, et bien qu'il soit un excellent élève, ses parents ne peuvent pas l'inscrire au collège, payant. Il fait des études techniques avant de travailler comme mécanicien. Saramago est déjà un avide lecteur, même s'il est trop pauvre pour posséder ses propres livres. C'est à 19 ans, et avec une somme prêtée par un ami, qu'il fait l'acquisition de ses premiers livres « à lui ». Saramago devient aussi traducteur et journaliste. Écrivain prolifique, il publie de nombreux articles, des recueils de poésie et plusieurs romans, avant de finalement connaître la gloire à 60 ans, avec la publication de son roman Memorial do Convento (Le Dieu manchot en traduction française). Il meurt en 2010 et ses cendres sont enterrées à l'ombre d'un olivier centenaire, devant la Casa dos Bicos qui héberge la Fondation José Saramago. La Casa dos Bicos – Fondation José Saramago La très jolie Casa dos Bicos, littéralement « maison des pointes », est un exemple très intéressant d'architecture portugaise du 16e siècle. Construite en 1532 pour Bras de Albuquerque, le fils du vice-roi des Indes portugaises, elle est décorée sur sa façade de pierres taillées en pointe. Bras de Albuquerque, qui en supervisa la construction, s'inspira très probablement d'exemples de la Renaissance italienne, comme le Palazzo dei Diamanti à Ferrare. La Casa dos Bicos subit d'énormes dommages lors du tremblement de terre de 1755. Ses deux étages supérieurs ne furent reconstruits qu'en 1983, en respectant l'aspect originel de la maison, avec ses fenêtres à doubles ogives. La Casa accueille depuis 2012 la Fondation José Saramago, avec une exposition permanente consacrée à la vie et à l'œuvre du lauréat du Prix Nobel de littérature. L'exposition rassemble des effets personnels et manuscrits de l'auteur et recrée son lieu de travail. Casa dos Bicos – Fondation José Saramago – Rua dos Bacalhoeiros, 10, 1100-135 Lisbonne – horaires d'ouverture : du lundi au samedi de 10h à 18h Sur les traces de Saramago, de Lisbonne à Mafra : la Rota Memorial Do Convento Très récemment inaugurée, la toute nouvelle route culturelle “Memorial do Convento” offre l’occasion d’une agréable excursion, sur les sites réels qui ont inspiré José Saramago pour son roman Le Dieu manchot. Le parcours démarre à Lisbonne, Praça da Figueira, passe par la Casa do Bicos, poursuit jusqu’à Sacavem, où les visiteurs découvriront un centre d’information sur la route culturelle à la bibliothèque municipale Ary dos Santos. On arrive ensuite à Loures, pour découvrir plusieurs sites de la ville. Le parcours se termine à Mafra, et inclut bien entendu le Palais National, qui sert de toile de fond au roman. Ce parcours culturel, qui vient d’être inauguré, comportera un site web et une app. Le Dieu manchot est le roman qui sert de fil conducteur à ce parcours. Il nous transporte au 18e siècle, lors de la construction du Palais de Mafra. Le roman raconte les amours de Balthasar, un ouvrier manchot qui participe à la construction du palais, et de Blimunda, une jeune femme qui possède un singuler don de voyance. Ils participent à la mise au point d’une machine volante magique, mais l’Inquisition ne voit pas tout cela d’un très bon œil… Le Palais national de Mafra La route littéraire se termine au Palais national de Mafra, à 40km de Lisbonne, dans la province d’Arrabida. Pour célébrer la naissance d’un héritier, Jean V de Portugal honora sa promesse de construire un monastère franciscain. À l’origine, il devait s'agir d’un monastere simple et austère pour accueillir 13 moines franciscains ayant fait vœu de pauvreté. Mais deux ans après le début du projet, Jean V change d’avis : les caisses de la Couronne sont pleines grâce à l'or venu du Brésil, colonie portugaise, et Jean V décide de construire, non pas un humble monastère, mais un fastueux palais qui servira de résidence secondaire et de pavillon de chasse à la famille royale. Quatre hectares, 1200 chambres, 156 escaliers et 29 cours intérieures, le moins qu'on puisse dire est que Jean V ne s'est rien refusé ! Le palais, construit entièrement en marbre et en pierre de la région, est richement décoré de sculptures et peintures commandées aux plus grands maîtres italiens de l'époque. Aujourd'hui, on apprécie la vaste bibliothèque aux 36 000 volumes, les 6 orgues de la basilique et les somptueuses décoration de ce palais, chef-d'oeuvre du baroque, qui pourrait bien mériter le nom de Versailles portugais... Qu'auraient dit les héros de Saramago, qui moururent avant que le palais ne soit terminé !

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Découvrir Lisbonne sur les traces de José Saramago

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Culture & Art

Quartiers de Lisbonne à visiter : sept façons de vivre Lisbonne

il y a 1 an - Julie D.

La Ville aux Sept Collines est célèbre pour ses différents quartiers. Les principaux quartiers de Lisbonne à visiter ont chacun une personnalité et un charme bien à eux. Partir à leur rencontre, c'est découvrir sept (ou plus!) façons bien différentes de vivre la ville. Sept collines, sept quartiers de Lisbonne à visiter... La capitale portugaise doit peut-être son charme ensorcelant au chiffre magique ! Du Nord au Sud et d'Est en Ouest, suivez le guide pour apprécier les spécificités des quartiers de Lisbonne à visiter. Parque das Nações Ce quartier de Lisbonne est un quartier récent, rénové et en grande partie reconstruit pour l'Exposition internationale de 1998. Une fois l'ancienne friche industrielle refaite à neuf et pomponnée, elle a pu accueillir onze millions de visiteurs. Aujourd'hui, le Parque das Nações est ouvert à tous, et on peut profiter des jardins au bord du Tage, ou visiter l'Océanarium, qui est le plus grand d'Europe. Il a d'ailleurs été élu meilleur Océanarium du monde en 2017. L'aquarium contient 5 millions de litres d'eau de mer et permet de découvrir la faune et la flore des océans. Mais attention, on n'y voit pas que des poissons ! Les adorables loutres de mer et les manchots sont là aussi pour rappeler que mammifères et oiseaux font partie des écosystèmes marins. Un programme idéal en famille. Océanarium de Lisbonne – Parque das Nações – ouvert tous les jours de 10h à 19h en hiver et jusqu'à 20h en été (fermé le matin le 25 décembre et le 1er janvier) – billet adulte €16,20, enfants de 4 à 12 ans et personnes âgées €10,80. Pour les adeptes du shopping, l'ancienne entrée principale de l'Expo a été transformée en centre commercial. Le centre commercial Vasco de Gama rassemble la plupart des grandes marques internationales. Centre commercial Vasco da Gama – Parque das Nações – ouvert tous les jours de 9h à minuit, boutiques ouvertes de 10h à minuit. Alfama L'Alfama est le plus ancien des quartiers de Lisbonne à visiter, il a même résisté au tremblement de terre de 1755. Son nom vient de l'arabe Al-hamma, qui désigne une source chaude. Historiquement, c'était le quartier des pêcheurs et des marins, en bordure du Tage, et il garde encore aujourd'hui la réputation d'être un quartier populaire. C'est un charmant dédale de ruelles médiévales, et il abrite aussi le monumental château de Saõ Jorge, d'abord « château des Maures » avant d'être reconquis par les chrétiens en 1147. Depuis le château, on a une vue magnifique sur le Tage et sur la ville. Pour profiter d'autres points de vue panoramiques sur les quartiers de Lisbonne, il faut se rendre dans l'un des nombreux miradouros, ou belvédères. Le Miradouro de Santa Luzia, non loin du château, permet de faire une halte en hauteur. L'autre monument de l'Alfama est la cathédrale de Sainte Marie Majeure, appelée simplement « la Sé ». Sa construction a commencé au moment de la prise du château, en 1147, pour célébrer la reconquête chrétienne. C'est un auguste – et austère – monument gothique en pierre grise, qui a connu bien des vicissitudes. Baixa, ou Baixa Pombalina En continuant le long du Tage, on arrive à l'un des plus célèbres quartiers de Lisbonne à visiter : la Baixa, autrement dit la ville basse. Construite selon des principes d'architecture et d'urbanisme novateurs après le tremblement de terre de 1755, la Baixa est un quartier élégant, aéré, avec de grandes avenues sur un plan en grille, où les rues se coupent à angles droits. Juste au bord du Tage, on apprécie la beauté de la Praça do Comércio, avec ses jolis pavés qui forment un motif géométrique. Au milieu, la statue monumentale de José 1er sert de point focal et, tout autour de la place, les arcades abritent boutiques et cafés. Pour apprécier ce quartier de Lisbonne, le mieux est de se promener à son aise dans les belles rues bien alignées, comme la Rua Augusta. Depuis la Praça do Comércio, on passe sous le magnifique et aérien arc de triomphe, qui se visite. Pour €2,50, on peut emprunter un ascenseur et deux escaliers pour parvenir au sommet. Dans la Rua Augusta se trouve le MUDE, le Musée du Design et de la Mode, qui héberge une fascinante collection de design du 20e siècle. MUDE – Rua Augusta 24, 1100. Et si vous passez à Lisbonne en avril ou en septembre, vous aurez peut-être la chance de découvrir les mystérieuses galeries romaines souterraines. Elles ne sont ouvertes que quelques jours par an, sur inscription, donc ne manquez pas l'occasion ! Galerias Romanas da Rua da Prata – Rua da Prata 77, Lisbonne 1100 - 026 Le Chiado Continuons de remonter la Rua Augusta jusqu'au Chiado, l'un des quartiers de Lisbonne les plus réputés pour ses boutiques. Quartier chic, le Chiado regorge de boutiques raffinées, vêtements, livres, bijoux, mais aussi de musées et de cafés. C'est dans ce quartier que se trouve A Brasileira, le café de prédilection de Fernando Pessoa, avec sa superbe façade décorée d'une fresque d'azulejos. Café A Brasileira – 120 Rua Garrett, Lisbonne 1200-205 – ouvert tous les jours de 8h à 2h Pour ramener un objet véritablement portugais et découvrir les jeunes créateurs du pays, il faut aller à A Vida Portuguesa, caverne d'Ali-Baba dont nous parlions dans un billet précédent. Le Chiado est l'un des plus jolis quartiers de Lisbonne à visiter ; on n'a jamais fini de découvrir ses secrets au coin d'une ruelle, ou au détour d'une petite place. La place Luis de Camoes, par exemple, avec ses splendides façades de pierre blanche et son petit kiosque Art Déco, vaut tout à fait le détour. Elle signale la limite entre le Chiado et le Bairro Alto. Le Bairro Alto Le Bairro Alto, qui dort le jour et vit la nuit, est le quartier des noctambules. Depuis plus de 20 ans, c'est ici qu'on se retrouve entre amis pour boire un verre et profiter des belles nuits d'été. Parmi les nombreuses bonnes adresses, on recommandera Portas Largas, avec ses cocktails généreux ; les fans de mojitos iront chez Clube da Esquina ; et les audacieux iront chez Arroz Doce demander un « coup de pied », un « Pontapé ». Partout, ou presque, musique live et soirées endiablées ! Portas Largas – R. Da Atalaia 105, 1200-037 Clube Da Esquina – R. Da Barroca 30, 1200-036 Arroz Doce – R. Da Atalaia 119, 1200-383 Belém Il faut maintenant dépasser le Pont du 25 avril pour se retrouver à Belém, la patrie des fameux pasteis de Belém. L'emblème du quartier, c'est la massive tour défensive de Belém, qui garde l'entrée du Tage. Avec ses gracieux créneaux, on la reconnaît de loin. Le monastère des Hiéronymites, avec son imposante façade blanche de style manuélien, impressionne par la délicatesse de ses sculptures, notamment dans le cloître et dans l'église Sainte-Marie. Cet immense et somptueux ensemble architectural fut financé grâce aux grands voyages de découvertes de la Renaissance. Ces voyages sont célébrés par le Monument des Découvertes, inauguré en 1960. Tour de Belém – Av. Brasília, 1400-038 – ouvert de 10h à 17h30 en hiver, jusqu'à 18h30 en été, fermé le lundi et certains jours de fête. Monastère des Hiéronymites – Praça do Império 1400-206 – ouvert de 10h à 17h30 en hiver, jusqu'à 18h30 en été, fermé le lundi et certains jours de fête. Monument des Découvertes – Av. Brasília, 1400-038 – ouvert de 10h à 18h et fermé le lundi en hiver, ouvert tous les jours en été, jusqu'à 19h, fermé certains jours de fête. Alcântara Et voilà le dernier des principaux quartiers de Lisbonne, Alcântara, le quartier des docks dans l'estuaire du Tage. Depuis Belém, on peut se promener agréablement le long de la promenade aménagée le long du fleuve, jusqu'au Pont du 25 avril. Depuis les années 1990, Alcântara est devenu le quartier des discothèques : séparé des quartiers résidentiels par des bâtiments commerciaux, il permet aux fêtards de profiter de la nuit sans déranger les résidents. Pendant la journée, on peut aussi s'attabler à l'un des nombreux restaurants sur les docks, les « Docas de Santo Amaro ». Doc Cod sert le traditionnel bacalhau ainsi que de la viande grillée au feu de bois dans un cadre agréable au-dessus de la marina. Un peu plus loin, le restaurant Ardemar sert une délicieuse cuisine méditerranéenne avec une touche typiquement portugaise. Doc Cod - Doca de Santo Amaro, Armazém 16, 1350-353 Ardemar - Docas de Santo Amaro, Armazém 4, 1350-353

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Quartiers de Lisbonne à visiter : sept façons de vivre Lisbonne

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Vie nocturne

Où sortir à Lisbonne ? Les meilleurs bars de Lisbonne

il y a 1 an - Julie D.

Lisbonne accueille à bras ouverts les fêtards, noctambules et autres oiseaux de nuit. Dans les différents quartiers de la ville, depuis le Bairro Alto jusqu'aux anciens docks, les bars se suivent et ne se ressemblent pas. Du plus branché au plus historique, voici quelques-uns des meilleurs bars de Lisbonne, ceux où il fera bon s'attarder jusqu'au bout de la nuit. Le meilleur bar pour la déco : Pavilhão Chinês Le « Pavillon Chinois » doit son nom à l'épicerie traditionnelle qui occupait les lieux jusqu'en 1986. Ce bar célèbre est donc installé depuis un bon moment à Lisbonne et sa réputation n'est plus à faire. On passerait presque sans s'arrêter devant sa façade discrète au niveau de la rue, mais une fois qu'on est à l'intérieur, c'est magique : on pénètre dans un dédale de salles aux murs couverts de vitrines, et sur ces anciennes étagères de l'épicerie s'accumulent mille et un objets hétéroclites. Jouets, insignes militaires, anciennes publicités, tout un monde de nostalgie étrange se presse derrière les vitrines qui abritaient autrefois paquets de riz et de sucre. Les moulures Art Déco du plafond ajoutent encore à l'ambiance intimiste et décalée. On s'installe sur de confortables banquettes et on se laisse porter par la magie du lieu. Vieilles affiches, poupées articulées, tous ces objets sont la collection privée de l'ancien propriétaire des lieux, Luis Pinto Coelho : collectionneur depuis l'adolescence, il a décidé d'utiliser ses pièces pour décorer le bar à son ouverture. Le bar accueille régulièrement des soirées fado. Pavilhão Chinês – Rua Dom Pedro V 89, 1250-093 – Tél. : +351 21 342 4729 – ouvert tous les jours de 18h à 2h du matin. Le meilleur bar faussement clandestin : Red Frog Speakeasy Bar Classé parmi les 50 meilleurs bars du monde en 2017, le Red Frog sert de superbes cocktails dans un décor bien pensé, fauteuils bas capitonnés et petites tables rondes éclairées à la lueur des bougies. La présentation des breuvages a été longuement réfléchie. Les petites grenouilles rouges se retrouvent sur certains flacons, des pétales de fleurs et de fruits séchés décorent d'autres créations. La carte vous précise si le cocktail est sucré, fruité, amer... Vous laisserez-vous tenter par leur « Agent provocateur » ? Le cocktail aux saveurs subtiles est un mélange de gin Hendrick's, rhubarbe, piment rose et kombucha. Pour entrer dans le bar, il faut sonner – vous reconnaîtrez l'adresse à la grenouille rouge qui surmonte la sonnette, n'est-ce pas pratique ? Red Frog Speakeasy Bar – Rua do Salitre 5A, 1250-198 – Tél. : +351 21 583 1120 - ouvert de 18h à 2h, jusqu'à 3h le vendredi et le samedi, fermé le dimanche. Le meilleur bar qui n'en est pas un : Wine with a View Voilà une terrasse de bar bien originale. On gravit les hauteurs du château Saõ Jorge sous le soleil écrasant... Et, une fois au sommet, on aurait bien envie de se rafraîchir le gosier ! Wine with a View est là qui vous attend : dans le petit triporteur Famel de 1965, astucieusement rénové, Isabel, Ivo ou Teresa vous proposent du vin portugais au verre. On déguste un petit vinho verde ou une ginjinha devant l'un des plus beaux panoramas de la ville. Une façon unique et relax de découvrir des vins authentiques, idéale pour finir l'après-midi et faire doucement la transition vers la soirée. Wine with a View – Château de Saõ Jorge et Torre de Belém – De 11h à 18h au château, de 11h à 17h à Belém. Le meilleur bar chargé d'histoire : A Parodia Dans un superbe cadre Art Déco, le bar A Parodia est, comme le Pavilhão Chinês, une institution de la nuit lisboète. Ouvert en 1974 deux jours après la Révolution des Œillets, celle qui précipita la chute de la dictature, A Parodia fut nommé en l'honneur d'un célèbre journal satirique du début du 20e siècle. Banquettes en velours et tables en marqueterie, l'ambiance est au vintage raffiné. On y sirote des vins portugais et une belle carte d'une soixantaine de cocktails (froids – ou chauds, pour ceux qui visitent Lisbonne l'hiver). La propriétaire, Filipa, est l'âme des lieux, et se fait un plaisir de répondre aux questions sur l'histoire de son bar et de sa ville. A Parodia – Rua do Patrocínio 26B, 1350-230 – Tél. : +351 21 396 4724 – ouvert tous les jours de 21h à 2h – Le bar est fumeur. Le meilleur bar des arts : Arte 8 Bar Dans le Bairro Alto, c'est-à-dire au cœur du Lisbonne nocturne, Arte 8 est un petit bijou de bar. Au mur, les œuvres de photographes portugais de renom. Dans la salle, une excellente ambiance, de la bonne musique grâce aux DJs internationaux, et des cocktails qui font délicieusement tourner la tête. Le soir, des éclairages malins jouent les effets de lumière au plafond, pour mettre à profit le sympathique lustre à pampilles qui donne à la salle une touche bohème. Arte 8 Bar – Travessa da espera 54 Lisboa, 1200-176 – Tél. : +351 935 555 541 – ouvert de 20h à 2h le mercredi et le jeudi, de 20h à 3h le vendredi et le samedi, fermé les dimanche, lundi et mardi. Le meilleur bar à bières : LisBeer Caché au détour d'une allée dans le quartier de l'Alfama, le bar LisBeer ne vit que pour la bonne bière – et la bonne musique. Il offre, selon ses sympathiques propriétaires, la plus large gamme de bières du pays ! Bières d'importation de tous les pays, mais aussi microbrasseries portugaises (Letra C, Dois Corvos), les fanas de cervoise sont enchantés, et se calent confortablement dans les gros fauteuils pour déguster leur jus préféré. Quant aux indécis, le personnel se fera un plaisir de leur recommander une bière selon leurs goûts et leurs curiosités. LisBeer – Beco do Arco Escuro 1, 1100-016 – ouvert de 16h à 1h du mardi au jeudi, jusqu'à 2h le vendredi et le samedi, fermé dimanche et lundi

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Où sortir à Lisbonne ? Les meilleurs bars de Lisbonne

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Mode de vie

Visiter l'Estadio da Luz, stade historique du S.L. Benfica

il y a 1 an - Julie D.

C'est un cliché répandu sur les Portugais qu'ils sont d'ardents supporters de foot, mais il se pourrait bien que derrière ce cliché se cache une certaine vérité... C'est pourquoi une visite au Estadio da Luz s'impose, même si on n'est pas soi-même un fervent admirateur du ballon rond ! En effet, le stade du S.L. Benfica à Lisbonne est l'un des hauts lieux de la culture portugaise, au même titre que le Musée National des Azulejos. Pas besoin d'expliquer aux mordus de foot l'intérêt de la visite de la « Cathédrale », autre nom du stade attitré du club de Benfica. Quant aux autres, plusieurs raisons peuvent les convaincre de s'aventurer jusque dans le quartier de Luz. Surtout, visiter l'Estadio da Luz, c'est découvrir la légende de l'un des clubs de foot les plus aimés au monde, lors d'une visite bien faite, qui saura aussi convaincre les réticents. Le Sporting Lisboa e Benfica, l'un des trois grands clubs portugais Le « Sport Lisboa e Benfica » compterait pas moins de quatorze millions de supporters dans le monde, et aurait en 2015 le deuxième plus grand nombre de membres actifs au monde (225 000 selon la FIFA, derrière le Bayern Munich). Il occupait en 2006 la première place, selon le livre Guinness des records. Si l'on en croit les chiffres, c'est le club chéri de 47 % des Portugais, soit plus de cinq millions de personnes ! Le S.L. Benfica est, avec le Sporting Clube de Portugal et le FC Porto, l'un des « trois grands » clubs du championnat portugais de Primeira Liga : « Os Três Grandes ». Ces trois géants du foot portugais ont chacun leur animal totem, qui donne aussi son nom aux joueurs : aigle pour le S.L. Benfica, lion pour le Sporting, et dragon pour le FC Porto. Les trois clubs s'affrontent lors de matchs très attendus qui rassemblent les foules. Les deux rivaux historiques, S.L. Benfica et Sporting C.., disputent chaque année le « Derby de Lisbonne », aussi appelé « Derby éternel ». Quant au match Benfica – FC Porto, il porte le nom de « O Clássico ». La rivalité avec le Sporting C.P. repose d'abord sur le nombre de matchs gagnés, les deux clubs étant à touche-touche dans les classements. Mais elle a été envenimée par des coups bas dans lesquels le S.L. Benfica n'a pas toujours eu le beau rôle, comme la fois où les Aigles ont « chipé » le joueur Eusébio aux Lions du Sporting, alors fraîchement débarqué d'Afrique orientale portugaise (qui n'était pas encore le Mozambique)... La « cathédrale » du foot : l'Estadio da Luz Le « stade de Lumière », aussi surnommé « la Cathédrale », devrait son nom à la paroisse de Luz dans laquelle il est installé, dans le quartier de Benfica. Mais les puristes se disputent sur l'origine du sobriquet : l'ancien stade était appelé « Estado do Carnide » jusqu'en 1958, année où les dispositifs de lumières furent installés. C'est à ce moment qu'il change de nom pour devenir « Estadio da Luz ». L'actuel Estadio da Luz, construit pour accueillir certains matches de l'Euro 2004, a ouvert ses portes en octobre 2003. C'est le plus grand stade du Portugal et l'un des plus grands d'Europe, avec une capacité de plus de 64 000 personnes. Il a notamment accueilli la finale de l'Euro 2004, le 4 juillet (Portugal 0 – 1 Grèce), et la finale de la Ligue des Champions en mai 2014 (Real Madrid 4 – 1 Atlético Madrid). L'ancien Estadio da Luz, qui fonctionna de 1954 à 2003, se situait au même emplacement avant sa démolition. Il fut inauguré le 1er novembre 1954 par une rencontre des ennemis jurés : le S.L. Benfica et le FC Porto – qui remporte le match 3 à 1. Visiter l'Estadio da Luz Il est facile de visiter l'Estadio da Luz ; un billet combiné donne aussi accès au musée Cosme Damião. Les visites guidées démarrent toutes les vingt minutes, et durent entre 45 minutes et 1 heure. Le stade se visite tous les jours entre 10h et 17h, sauf le 25 décembre et le 1er janvier (le stade ferme à 14h le 24 et le 31 décembre). Bonne nouvelle, la visite (en portugais ou en anglais), passionnante, intéressera aussi ceux qui n'aiment pas vraiment le foot. N'ayez donc aucun remords à y aller en famille ou en groupe. Le guide vous fera découvrir les vestiaires visiteurs, les gradins, la pelouse, la salle de presse, mais aussi les fameux aigles, emblèmes du club. Ces mascottes survolent le stade les jours de matches, avec aux pattes des rubans aux couleurs du club. Une caméra sur le dos, les aigles donnent une vision impressionnante de la foule dans les gradins, avant de se poser au centre du terrain sous les applaudissements des spectateurs. Voir un match au Estadio da Luz Il est bien entendu possible d'assister à un match au Estadio da Luz. On peut acheter ses billets directement sur le site du club, ou à différents guichets, pour le match suivant. On a alors le choix entre 4 tribunes et 5 niveaux de gradins. Pour connaître le calendrier des matchs, voir ici. Estadio da Luz / Estadio do Sport Lisboa e Benfica – Museu Cosme Damião – Av. Eusébio da Silva Ferreira, 1500-313 Lisboa – métro « Linha Azul », station Colégio-Militar/Luz ou Alto-dos-Moinhos – billet combiné stade et musée, €17,5, stade seul €12,5, musée seul €10. L'emblème du S.L. Benfica et sa devise L'emblème du S.L. Benfica rassemble plusieurs symboles qui représentent l'histoire du club et ses valeurs. Au centre, un ballon de foot (évidence !), barré d'un ruban qui porte les initiales du club : S.L.B., Sport Lisboa e Benfica. Le S.L. Benfica résulte en fait de la fusion de deux clubs en 1908, le Sport Lisboa (créé en 1904) et le Grupo Sport Benfica (créé en 1906). Le bouclier est un héritage de Sport Lisboa, tandis que la roue de vélo vient du Grupo Sport Benfica : comme beaucoup de clubs de sport à l'époque, le G.S.B. regroupait plusieurs sports, dont le cyclisme. Au-dessus du bouclier rouge et blanc, un aigle, symbole de noblesse et d'indépendance, et la devise du club, « E Pluribus Unum » : « de plusieurs, un seul ». Cette devise a été pendant longtemps celle des États‑Unis, avant d'être remplacée par « In God We Trust ». Elle met en avant l'esprit d'équipe : chacun laisse son ego et son individualisme au vestiaire (les mauvais esprits diront que c'est chose peu aisée pour certains footballeurs...), et ne fait plus qu'un avec ses coéquipiers. Un joli blason qui a traversé les décennies, pour un club à l'esprit inchangé depuis ses débuts. Hymne du S.L. Benfica : « Ser Benfiquista » L'hymne célèbre le « club lutador », un club de combattants, « sans rival / au Portugal », et ses maillots rouge coquelicot. La chanson rappelle que « être un benfiquista », ça n'est pas simplement être un fan de foot, cela va bien au-delà ! Composée par Paulino Gomes Junior, elle a été chantée pour la première fois le 16 avril 2953 par le ténor Luís Piçarra lors d'un « sarau », événement destiné à rassembler des fonds pour construire le Estadio da Luz. Eusébio, la Panthère Noire Eusébio da Silva Ferreira mérite à juste titre le nom de légende. Il commença à tâter du ballon dans une filiale du Sporting, avant de rejoindre le S.L. Benfica dans un scénario digne d'un film d'espionnage... Le S.L. Benfica aurait en effet trouvé le moyen de convaincre la mère d'Eusébio, alors qu'il était déjà promis au Sporting. Eusébio aurait ensuite voyagé vers Lisbonne sous un nom d'emprunt afin de ne pas éveiller les soupçons ! Il joua sous les couleurs du S.L. Benfica du début des années 1960 jusqu'au milieu des années 1970, dans une carrière brillante à la belle longévité : ces années-là, le S.L. Benfica fut onze fois champion du Portugal, et ce fut grâce à Eusébio que le club arriva en 3e place de la coupe du monde 1966 (meilleur buteur, avec 9 buts). Il reçut aussi le Ballon d'or en 1965. C'est l'un des rares buteurs à avoir jamais réussi à marquer un but contre « l'Araignée Noire », Lev Yachine, légendaire gardien de but du Dynamo. Yachine serre alors chaleureusement la main de celui qui vient de percer sa défense et ils resteront amis à vie. Et, lorsque la mort de Yachine est annoncée en 1990, juste avant un match du Benfica au stade Meteor, les caméras se tournent vers la délégation portugaise : Eusébio pleure à chaudes larmes. Lorsqu'Eusébio décède en 2014 à l'âge de 76 ans, le Portugal décrète trois jours de deuil national. La dépouille du génial footballeur fait le tour du Estadio da Luz, conformément à son souhait, sous les regards brouillés de larmes des supporters portugais venus rendre un dernier hommage à « la Panthère Noire ». L'Estadio da Luz, c'est « son » stade, comme en témoigne sa statue à l'entrée. La relève : les nouveaux talents du S.L. Benfica Mile Svilar, le gardien du S.L. Benfica, jeune Belge de 18 ans, a récemment fait parler de lui... pour une bonne et une mauvaise raison ! Il est en effet devenu, le 17 octobre 2017, le plus jeune gardien à évoluer en Ligue des champions, à 18 ans et un mois : « aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années ». Mais, lors du même match, qui opposait le S.L. Benfica à Manchester United, il a aussi... marqué un but contre son propre camp, en reculant dans la cage avec le ballon après un coup franc. Oups. Il a ainsi précipité la défaite de son club, qui a dû concéder la victoire (0-1). Il s'est confondu en excuses auprès des supporters, et était inconsolable à la fin du match... Était-ce la pression de jouer un grand match contre Manchester United, à Old Trafford qui plus est ?

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Visiter l'Estadio da Luz, stade historique du S.L. Benfica

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Culture & Art

Découvrir le Largo do Carmo et son charme romantique

il y a 1 an - Julie D.

Le Largo do Carmo est une petite place tranquille sur les hauteurs de Lisbonne. À découvrir aux heures où la foule des touristes s'est éloignée, elle recèle un charme discret, avec sa fontaine entourée de jacarandas. Au lieu de se presser pour emprunter l'ascenseur de Santa Justa, on gravit d'un pas nonchalant les ruelles du Chiado, avant d'arriver sur le Largo do Carmo et de savourer l'atmosphère paisible qui se dégage du lieu. Une placette à découvrir au printemps, au milieu des fleurs Le Largo do Carmo est particulièrement spectaculaire entre la mi-mai et début juin, lorsque fleurissent les jacarandas, aussi appelés flamboyants bleus. Ces arbres originaires d'Amérique du Sud, et notamment du Brésil, se couvrent alors de grappes de fleurs d'un délicat bleu violet. Ce sont les mêmes arbres qui ornent les jardins de la Mamounia à Marrakech. Au milieu de la place trône une gracieuse fontaine, ou chafariz do Carmo. C'est la seule fontaine de type niche à Lisbonne : quatre piliers se rejoignent au-dessus de la vasque, reliés par quatre arches surmontées de dauphins. Construite en 1771, elle fut conçue par Reinaldo Manuel dos Santos, dans un style qui mêle le classique et le baroque. Au numéro 18, Fernando Pessoa a vécu de 1908 à 1912 dans une petite chambre de location. L'Elevador de Santa Justa n'est pas un passage obligé... La plupart des guides de voyage prennent bien soin de recommander d'emprunter l'ascenseur de Santa Justa. Cet « elevador » est l'un des quatre que possède Lisbonne. Dans la ville aux sept collines, il allait bien falloir grimper, à un moment ou à un autre... Les célèbres elevadores, symboles de la ville et chéris des touristes, ont en partie résolu le problème, fournissant un moyen d'ascension rapide et facile aux endroits de la ville où le dénivelé est un peu rude. La particularité de l'elevador de Santa Justa est d'être un véritable ascenseur, alors que les trois autres, les ascensores de Lavra, de Gloria et de Bica, sont des funiculaires qui fonctionnaient autrefois à la force hydraulique et aujourd'hui à l'électricité. Tous ont été conçus par le même ingénieur, Raoul Mesnier du Ponsard. Contrairement à la légende, Mesnier du Ponsard n'a pas été l'élève, ni même l'admirateur, de Gustave Eiffel, avec qui il n'avait aucun lien, même s'il est vrai que beaucoup voient des similarités entre l'ascenseur de Santa Justa et la Tour Eiffel. L'elevador de Santa Justa a été construit en 1902, dans un gracieux style néo-gothique fin de siècle, et relie la Rua de Santa Justa au Largo do Carmo. Au niveau de la Rua de Santa Justa, sa silhouette fine forme un contraste surprenant avec la rue, qui semble soudain étroite, et les bâtiments, que l'elevador domine du haut de ses 45 mètres. Au sommet, une passerelle de métal ouvragé relie la cabine de l'ascenseur au Largo do Carmo ; on peut aussi monter jusqu'au belvédère, qui donne une vue panoramique magnifique. Cependant, on peut faire la moue devant l'afflux et la longue attente : aux périodes de pointe, il faut faire la queue entre 20 minutes et une heure pour prendre l'ascenseur, très populaire auprès des touristes. Alors que le même trajet à pied prend seulement quelques minutes – si l'on ne s'attarde pas en chemin devant les vitrines des nombreuses boutiques du Chiado... À retenir donc, la possibilité d'avoir, depuis la passerelle ou depuis le belvédère, une vue imprenable sur les collines de Lisbonne, le Tage, les toits de la ville, et sur le Couvent des Carmes. Par contre, pas besoin de prendre l'ascenseur pour profiter de toute ces beautés. Elevador de Santa Justa – entrée incluse dans la Lisbon Card ou Pass CARRIS/METRO 24h, ou €5,15 pour l'ascenseur, plus €1,50 pour le belvédère (accès à la passerelle gratuit). Le Convento do Carmo et le musée archéologique do Carmo La place du Largo do Carmo tire son nom de l'ancien couvent des Carmes, fondé en 1389 et en grande partie détruit par le tremblement de terre de 1755. Le bâtiment n'ayant jamais été restauré (à dessein), c'est le seul édifice de Lisbonne qui permet de se faire une idée de l'ampleur des dégâts. Cela lui donne, même sous le ciel saphir intense et le soleil brûlant de l'été, une aura empreinte de mélancolie. Sic transit gloria mundi... Les imposants murs extérieurs de l'ancienne église se dressent droits et blancs comme des falaises ; mais lorsqu'on pénètre à l'intérieur, on est surpris de voir les arches majestueuses s'élever dans le vide, le tremblement de terre ayant entièrement détruit la toiture. On entre donc dans une église à ciel ouvert au charme très particulier. Seule une petite partie de l'intérieur a survécu. Dans une abside de l'église a trouvé refuge un petit musée archéologique à l'éclectisme sympathique. On y trouve pêle-mêle des vestiges de toutes les époques de l'histoire portugaise, des tombes gothiques (dont celle de Denis 1er Le Laboureur, sur laquelle figurent des scènes de chasse au sanglier), des fontaines, des stèles, des fenêtres venues d'un peu partout au Portugal. Sur les sarcophages gothiques, les scènes sculptées montrent un luxe de détails : celui de Don Fernando 1er présente sur l'une de ses faces un paysage bucolique de bosquets, avec au premier plan un escalier sur lequel un petit personnage s'est assis pour lire, à la sortie d'une église. La collection regroupe aussi des artefacts préhistoriques découverts lors d'une fouille sur le site d'Azambuja, dans la région de l'Alentejo, qui datent de 3500 à 1500 avant J.-C. Enfin, pour ceux qui ont le cœur bien accroché, ou qui se rêvent en Indiana Jones, deux pensives momies péruviennes du 16e siècle contemplent les visiteurs, accroupies dans leurs vitrines. Convento do Carmo et musée archéologique – Largo do Carmo, 1200-092 Lisboa – entrée 4€ – du lundi au samedi, de 10h à 18h en hiver (octobre à mai), et de 10h à 19h en été (juin à septembre) – fermé le dimanche, le 25 décembre, Jour de l'An et 1er mai. L'Église Saint-Roch et son musée – Igreja de São Roque L'austère façade blanche de l'église Saint-Roch cache bien son jeu. Sous des dehors très sévères et somme toute ennuyeux, elle recèle un intérieur des plus fastueux. Les chapelles latérales qui jouxtent la nef principale sont, chacune à sa façon, un bijou de l'art baroque. La plus impressionnante, et à juste titre, est la chapelle de Saint-Jean Baptiste, dans le style rococo. C'est une débauche d'or, d'argent, de marbre et de pierres précieuses, agates, lapis-lazuli, améthystes. Les frappantes scènes de l'Apocalypse y sont recréées en mosaïques : certaines des tesselles qui composent ces tableaux ne mesurent pas plus de 3mm. Commandée par le roi Jean V le Magnanime, la chapelle fut créée à Rome par deux artistes italiens, puis bénie par le Pape lui-même, avant d'être démontée pièce à pièce et transportée par bateau jusqu'à Lisbonne. La chapelle est séparée de l'église par une balustrade de marbre vert ; sur le sol, une mosaïque de pierres fines représente la sphère armillaire, symbole des rois de Portugal. Des colonnes en lapis-lazuli semblent soutenir une voûte à caissons hexagonaux décorés de têtes de puttis. Le reste de l'église, plus « sobre » (si on peut parler de sobriété pour l'art baroque), est magnifique. Le plafond en trompe l'œil, les azulejos, les voûtes des chapelles, les colonnes torsadées décorées de feuilles de vigne, donnent à l'ensemble une altière sérénité. Dans la maison professe qui jouxte l'église se trouve un petit musée d'art religieux, qui abrite aussi le trésor de la chapelle Saint-Jean Baptiste. Cette partie qui accueille le musée était autrefois le logement des frères Jésuites qui fondèrent l'église. N'oubliez pas de passer quelques moments apaisants dans le cloître, décoré avec un jardin paysager qui réunit quatre espèces de bambous autour d'un miroir d'eau rectangulaire. Igreja de São Roque et musée d'art religieux – Largo Trindade Coelho, 1200-470 Lisboa – métro Baixa-Chiado – entrée de l'église gratuite, musée €2,50 – musée ouvert de 10h à 18h (19h en été) du mardi au dimanche et de 14h à 18h le lundi – fermé le 1er Janvier, le dimanche de Pâques, le 1er mai et le 25 décembre.

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